Conférenciers

Roy Ascott
Thierry Bardini
Louis Bec
Philippe Boissiere
Marc Boucher
Tony Brooks
Dmitry Bulatov
Marie Chouinard
Aude Crispel
Diana Dominigues
Sarah Drury
Kitsou Dubois
Robert Forget
Victor Frak
Joyce Fung
Katerie Gladdys
Norbert Hillaire
Lucinda Hughey
Ted Krueger
Michael La Chance
Charles Lenay
Deshae E. Lott
Jean-Sébastien Lourdais
Ferdinando S. Mussa-Ivaldi
Sally Jane Norman
Christine Palmieri
Eva Petersson
Nicolas Reeves
Patrice Renaud

Lucia Santaella
Marcin Sobieszczauski
Bernard Stiegler
Carole Talon-Hugon
Jutta Treviranus
Frédéric Vella
Nadine Vigouroux
Sadie Wilcox


Michael La Chance, D.E.A. (EHSS), Ph.D (Paris-VIII)

Philosophe (esthétique) et écrivain, professeur en Théorie et Histoire de l'art à l'Université du Québec à Chicoutimi. Directeur du Centre d'exposition de l'Université. Membre du comité exécutif du CELAT et chercheur FQRSC. Auteur de plusieurs ouvrages et de nombreuses critiques d'art, catalogues d'artistes, contributions théoriques en esthétique littéraire et visuelle, et aussi de recueils de poésies. Avec un intérêt marqué pour les arts technologiques et la performance, il est rédacteur à Inter Art Actuel.

Conférence

Le cerveau prothétique : histoire de l'électrostimulation, esthétiques expérimentales.

L'art a toujours recherché l'impact le plus direct en travaillant à la limites des codes d'expression, en créant de nouveaux codes. On parlait volontiers, à titre métaphorique, d'un effet chimique ou encore électrique de l'_uvre d'art sur le récepteur. La recherche médicale d'aujourd'hui parvient à acheminer des stimuli directement dans le cerveau par des implants bioniques, des manipulations bioélectromagnétiques, etc. De même, nous captons les signaux bioélectriques du cerveau pour ouvrir de nouveaux canaux de perception et pour étendre notre mobilité, - mais aussi pour pour les sonoriser et les spatialiser dans des dispositifs artistiques cybernétiques et interactifs (neuromusique, performance technoétique, danse biométrique, corticalart, etc.). C'est pourquoi une esthétique expérimentale du bioart doit s'intéresser à l'histoire de l'électro-stimulation, elle doit considérer aussi comment nos médiations, autant culturelles que technologiques, autant orthopédiques que médiatiques, n'ont de cesse de définir la sphère sensori-motrice humaine. La prothèse neurophysiologique peut remédier à une déficience motrice, elle peut aussi développer des formes d'expression nouvelles. Certes le cerveau et un chef d'œuvre biologique, il subit des transformations profondes avec l'apparition des Interfaces Cerveau-Ordinateur (BCI) dans un monde qui a perdu tout fondement immobile. Nous voulons examiner comment les images du cerveau qui apparaissent dans l'imagerie scientifique mais aussi au cinéma ou encore dans les œuvres d'art-science, réactivent le fantasme de communication sans médiation entre individus, de reconfiguration de l'humain, de réingénierie du corps social.

   
 

UQAM - Université du Québec à Montréal › Colloque MOBILE/IMMOBILISÉ › Mise à jour : 24 juillet 2007